Image par Mabel Amber de Pixabay

Après deux mois de confinement, et des séances en visioconférence pour les plus chanceux… La reprise s’annonce tant bien que mal pour la plupart des cabinets de sophrologie (et d’autres approches). Il faut maintenant penser masques, distanciation physique et mesures d’hygiène drastiques. Et prendre en compte le fait que pour beaucoup de nos patients (ou clients) venir s’installer dans notre salle d’attente ou s’asseoir dans notre bon vieux fauteuil sera en soi une source de… stress ! Alors pour ne pas passer la journée à nettoyer les poignées de porte et se massacrer les mains au gel hydroalcoolique, pour s’éviter trop de questions et quelques angoisses, pourquoi ne pas recevoir dans le jardin ? Ou bien en forêt, sur une plage, dans un parc si nous sommes en ville ?

De nombreux avantages
Cette solution n’a pas seulement pour avantage de faciliter les mesures d’hygiène, notamment pour ceux qui reçoivent chez eux et peuvent craindre d’exposer leur famille. Elle démultiplie aussi les effets de la sophrologie. De nombreux praticiens proposaient d’ailleurs la pratique en plein air bien avant la pandémie… Rien de tel que le contact de la terre ou du sable sous les pieds pour travailler l’ancrage, rien de tel qu’un petit vent chaud sur la peau pour renforcer la conscience du schéma corporel… Quant au chant des oiseaux, au parfum des fleurs, à l’écorce rugueuse des arbres : quoi de mieux pour réveiller ses cinq sens ? Et vivre son paysage ressource ?

La pratique en pleine nature ne concerne pas seulement les sophrologues. De nombreux thérapeutes et coachs proposent depuis quelques années de mener les entretiens en marchant dans la campagne, dans la forêt ou sur une plage… Avec des résultats très intéressants… Alors puisque la saison et la météo s’y prêtent, pourquoi ne pas essayer ?

Bien choisir le lieu
Bien sûr, du rêve à la réalité, il y a du chemin… Il faut choisir son endroit : certains “petits coins tranquilles” des parcs urbains réservent quelques désagréables surprises ! Les zones de plein air, même vastes, peuvent être très bruyantes… Et recevoir un ballon dans la figure en pleine séance n’est pas forcément du goût de tout le monde… Penser aussi à se mettre à l’abri des regards curieux qui peuvent gêner nos patients… Les endroits ombragés sont appréciés, car pratiquer en plein soleil peut être agréable… les 5 premières minutes ! Mais peut-être pas quarante-cinq… Enfin, les lieux doivent être facilement accessibles, notamment pour les personnes âgées ou fragiles… Et mieux vaut ne pas s’embarquer dans de grandes balades si l’on n’a pas le sens de l’orientation !

Une telle pratique demande donc un peu de préparation… Mais si vous avez un jardin ou un endroit tranquille à disposition, je vous encourage vivement à en profiter !

Soigner les détails
– Prévoir du gel hydroalcoolique. S’il y a un point d’eau, mettre à disposition du savon liquide et un vieux torchon propre par personne.
– Prévenir qu’il n’y aura pas de toilettes à disposition, donc prendre ses précautions avant de partir.
– Demander aux personnes d’apporter un drap de bain et/ou un coussin pour s’asseoir, une bouteille d’eau et leur masque s’ils veulent en porter un.
– La question du masque se pose d’ailleurs, puisque nous sommes en plein air… Peut-être faut-il en prévoir un et le porter pour rassurer les plus réticents. Pour les autres, la distance physique suffira.
– Et pour le règlement, un virement fait très bien l’affaire.
Penser aussi à bien indiquer les mesures d’hygiène dans les communications de reprise et dans un texto envoyé la veille du rendez-vous, pour rassurer…

Voilà qui devrait permettre une reprise détendue…

A très bientôt !

Photo : Mabel Amber – Pixabay