Vous l’avez sans doute remarqué, la sophrologie est un métier de relations humaines, et pourtant le sophrologue travaille le plus souvent… seul… Et dans les moments de doute, cette solitude peut parfois tourner à l’isolement. C’est pourquoi il est indispensable de travailler en réseau, de continuer à se former… sans oublier la supervision !

Je voudrais exposer aujourd’hui de manière très pratique le fonctionnement des groupes de supervision.

A qui s’adresse la supervision ?
Aux sophrologues certifiés de toutes écoles (formation en présentiel), installés ou en cours d’installation.

Quand faut-il commencer ?
Je conseillerais aux sophrologues de mettre en place une supervision dès le départ, même s’ils ne travaillent pas encore beaucoup, pour commencer sur de bonnes bases. La supervision fait partie du cadre, de la déontologie d’un sophrologue. Il n’est pas nécessaire de rencontrer des difficultés pour s’inscrire en supervision, et il ne faut pas attendre d’avoir des problèmes pour le faire. C’est un temps d’échange, d’enrichissement et de partage qui aide grandement notre pratique.

A quelle fréquence ?
Une participation régulière (3 à 4 fois par an) est recommandée.

Quels sont les sujets abordés ?
On fait généralement la distinction entre la supervision (centrée sur la relation entre sophrologue et sophronisant) et l’analyse de pratiques, qui porte davantage sur le contenu des séances (choix des techniques, contenu du terpnos logos, protocoles, etc.) Les groupes que j’organise tiennent lieu à la fois de supervision et d’analyse de pratique, en fonction des demandes.

J’ai d’ailleurs remarqué que les deux aspects sont liés, car lorsque l’on rencontre une difficulté dans le choix des exercices ou la manière de les guider (que ce soit avec un groupe ou une personne), c’est souvent que l’alliance (ou le cadre) ne sont pas encore bien établis.

Des problèmes pratiques (installation, administratif, communication, comment organiser un atelier, un stage, etc.) peuvent également être abordés.

Comment se déroule la supervision ?
Les sophrologues expriment tour à tour (s’ils le souhaitent) une difficulté rencontrée dans leur activité. Les membres du groupe écoutent attentivement leur collègue. Bien sûr, ils retrouveront dans les situations exposées des choses qu’ils ont eux-mêmes traversées et qui feront écho. Mais ils devront résister à la tentation de donner des idées ou des conseils. Le superviseur veille à ce que le sophrologue en travail puisse s’exprimer sans être interrompu, sans se sentir jugé, comparé, conseillé, ce qui en général ne l’aide pas.

Le superviseur doit également faire attention à ce que les sujets abordés ne donnent pas lieu à des débats dans lesquels chacun va sonner son avis ou raconter son expérience. Par un travail de questionnement et de reformulation, le superviseur (et le groupe) vont plutôt aider le sophrologue à y voir plus clair. Ils peuvent être amenés à donner un avis, mais de préférence ils amèneront le sophrologue en travail à trouver en lui-même ses propres réponses…

Je précise qu’il est tout à fait possible de participer à la supervision même si l’on n’a pas besoin d’un temps de parole personnel, car l’expérience des autres est très instructive. C’est d’ailleurs cela qui fait l’intérêt d’un travail en groupe…

Tarifs : 70 € la session d’1/2 journée – 120 € la journée
Dates : lundis 3 février, 8 juin et 23 novembre 2020.
Lieu : Paris 20 (Belleville).
Règlement à l’avance par chèque à l’inscription.
Devis et factures sur demande (je suis organisme de formation).